vendredi 29 janvier 2010

En réponse à la FPJQ

(La « newsletter » hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec met ses abonnés en garde contre les sites qui se spécialisent dans les faits divers)
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Fanas… ou innovateur


La popularité des sites comme Photo-media.ca est directement liée au phénomène grandissant du journaliste citoyen mais aussi à cause de la Montréalisation de l’information. Cette tendance s’observe dans le domaine du fait divers. Les résidants de Lavaltrie, de Fossambault-sur-le-Lac ou encore à Maliotenam veulent connaître ce qui se passe près de chez eux. Avec la technologie d’aujourd’hui, nous offrons à quiconque a pris des images de les diffuser.

Malgré la volonté des médias traditionnels, avec des outils comme mon topo par exemple. Le contenu est tout de même filtré et seulement une petite quantité ira on ligne ou en onde. Or de notre côté, nous diffusons pratiquement tout ce que nous recevons.

Privilège ou présence


« Ils entretiennent souvent une grande proximité avec les services de police et de pompier. En échange, ils reçoivent de ces services un accès privilégié aux événements », écrit la FPJQ

N’est-ce pas là la façon de fonctionner des grands médias? Comme pour les journalistes, le rôle des preneurs d’images est de gagner la confiance et le respect de ceux qui prodiguent les entrées. La recette est simple : terrain, terrain, terrain. Un photographe a beau être envoyé par le Globe & Mail, s’il n’a pas la confiance du cerbère, qui relève le plus souvent de l’arbitraire, il ne pourra pas s’approcher davantage d’un sinistre

« Un photographe de presse d'un quotidien montréalais affirme avoir été tenu à l'écart d'un incendie par les pompiers qui permettaient pourtant à ces fanas d'incendie de se trouver au coeur de l'événement et à qui ils donnaient l'exclusivité », rapporte la FPJQ

Et c’est la faute des « fanas »? Le rôle de la FPJQ est de faciliter l’accès à l’information, pas de le restreindre sur des bases purement corporatistes. Ça revient à lâcher les baskets aux Hell’s Angels pour faire la chasse aux junkies. Or le problème ne peut se régler qu’à sa source : auprès des services d’urgence qui élargissent les périmètres de sécurité. Mais c’est plus long, plus ardu que de tenter de museler ceux qui ont développé leurs médias indépendants.

Encore une fois : terrain, terrain, terrain.


Les fanas – et les « vrais », eux, on les appelle comment? – ont développé leurs réseaux de contacts. Si les « grands médias » ont peu à peu délaisser le terrain, ils n’ont qu’eux à blâmer. Jamais je ne croirai que les infâmes « fanas », ces « amateurs » devront rappeler à la FPJQ comment nouer un réseau de contacts et comment gagner la confiance des intervenants! Montrer du doigt les sites de faits divers équivaut à demander l’abolition des blogues parce qu’ils ne sont pas produits par de « vrais » journalistes.


Notre faute ou la leur


Les chiffres éloquents au plan de la fréquentation des sites de faits divers démontrent deux choses : il y une demande de la part du public pour ce type d’information et il s’agit visiblement d’un créneau que les grands médias occupent peu et mal. En information comme ailleurs, c’est le jeu de l’offre et de la demande qui régit la donne. Il faudra composer avec la présence de nos sites et je doute que l’attitude condescendante et corporatiste de la FPJQ débouche sur des pistes de réflexion fécondes.


Gérard Legault
Éditeur Photo-media.ca
Et
Photographe de presse pigiste (membre de la FPJQ)

samedi 2 janvier 2010

Si ma mère était Mexicaine au lieu de Beauceronne, je ne serais pas gros


Je suis un heureux mélange d’une partie de fesse entre une chaude Beauceronne et d’un froid Montréalais de l’ouest de l’île… Une fermière et un bourgeois… Pantoute il s’agissait plutôt d’une serveuse de restaurant exilé dans l’ouest de l’île pour gagné sa croûte et d’un militaire qui en permission jouait de la musique dans des bars et cruisait les serveuses.

Début des années 70, les communes et les jupes à la longueur frôlant l’afro-pubien étai largement rependu. Jupe que ma mère arborait fièrement. Possiblement la première cause de la rencontre entre elle et le paternel guitariste militarisé.

La rencontre n’en est certainement pas restée à la jupe, car en 1973, soit presque le 11 août je naissais. Le jour de ma naissance, il faisait un 26 degrés sans compter le facteur humidex à 30 degrés et un beau ciel dégagé. Déjà à quelques minutes de vie mon corps avait apprivoisé une température chaude. J’étais fait pour la chaleur, même que la tempête du siècle avait déjà passé deux avant, le 4 mars 1971. Donc étant donné le risque minime que je vive centenaire, j’étais assuré de ne plus revoir une tempête digne du titre de tempête du siècle.

Ben je me suis royalement trompé, -30 degrés avec facteur éolien en janvier 2009 et 121 cm neige reçu en mars 2008. Je me plains… OUI, j’ai tout tenté… Prendre du poids comme certain animaux pour avoir plus chaud, Nahhhh, ça ne fonctionne pas …sauf l’été.

J’ai passé mes vacances 2008 en Floride… avec un merveilleux 38 degrés sans oublie le facteur d’humidité. Le paradis… oui dans chambre d’hôtel a l’air climatisé. Comme je suis rendu gros, ben je ne supporte plus la chaleur. La goutte de sueur qui commence derrière la tête et qui finit sa chute dans le fond mes shorts m’énerve.

Si ma mère avait habité Riviera Maya au lieu de St-Cyprien et mon père dans l’ouest de Mexico au lieu dans l’ouest de Montréal. Ben mon corps n’aurait pas été obligé de subir une importante prise de poids pour réussir à combattre le froid. Après tout, je suis un mammifère mon corps réagi au changement de température.



G. Pedro Legault